02/01/2013

De la boule de Noël à la rose des sables

Des lignes de colle transparente pliées sur elles-mêmes, dessinées dans un creuset de sable à l’aide d’un pistolet à colle. La matière chaude est froncée de telle sorte qu’elle puisse épouser la concavité du creuset et en relier les bords. Il y a corrélation entre la vitesse du geste, la viscosité de la matière et la variété de lignes tramées. C’est une texture de forme sphérique d'environ 10 cm de diamètre et d’un poids avoisinant les 21 g. Une sphère à dimension fractale : elle fait plus d’une dimension et moins de trois. RD

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30/10/2012

Portraits : lieux de liens


Cette performance continue depuis 2009 consiste à portraitiser systématiquement mes amis de Facebook à partir de leur photo de profil (ceux qui le désirent évidemment) et cela par un triple mouvement : prélèvement, projection, restitution.

Lʼimage prélevée fait alors une percée dans le monde tridimensionnel : elle est accueillie dans lʼatelier sous forme de projection sur une membrane picturale. Cette pellicule de lumière est criblée, texturée puis capturée et enfin rendue à son écosystème Facebookien.

La cristallisation s'opère dans la rencontre entre l'image, pellicule et véhicule de lumière, et la membrane, texture colorée. Et ce, à travers un processus de modulation de cette matière-lumière vers un instant pictural. Une capture de matière-temps sous forme d'analogon : elle a comme source une autre image et elle atteste de l'état de la membrane à un instant T.

Par ce triple mouvement, l'image opère une mutation qualitative. En effet, elle a perdu des particules pour en gagner d'autres : moins de précision plus de texturesans modifications de rapports.

 

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Zoé Wolf

Ce portrait réalité, est tagué, sourcé, ce qui lui confère une forme dʼubiquité et une filiation. D'une part, il est simultanément sur le journal de mon ami et du mien, d'autre part, il est relié à son image source, c'est-à-dire à la photo de profil de mon ami.

C'est ce portrait en partage qui incarne le lien.

Les portraits ainsi liés sont organisés dans des albums en fonction de l'évolution de leur charge virale (bouton jʼaime, commentaires, partage... A noter par ailleurs, que je nʼinterviens jamais dans ces interactions). Le tout formant une constellation d'analogons en circulation continue dans un dispositif de vase communicant et de chaises musicales, soumis aux rencontres et aux interactions aléatoires.
De sorte que dans l'agora Facebookiene, ces portraits peuvent devenir des lieux de liens.

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07/09/2012

Code and link

Une projection, un tableau, des codes et des liens.

La suite c'est par ici 


Code and link par ridhadhib

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03/07/2012

Instants Flux

ENTRE-DEUX un flux : B'chira Art Center, Tunis - Atelier de Ridha Dhib, Paris. Creuser un tunnel de flux d'images reliant deux territoires par une diffusion en direct via Internet. Le temps d'un événement. Les images du vernissage, saisies sur le vif par Souad Mani, sont transmises à Ridha Dhib dans son atelier d'où elles sont immédiatement rhizomatisées : projetées et picturalisées sur une membrane tramée en direct. Ainsi transformées, elles sont renvoyées et diffusées à B'chira Art Center. Le temps d'une traversée. Instant capturé, instant travaillé, instant renvoyé et exposé. Le temps d'un motif. Une mise en abîme qui fait LIEN. Le temps d'un flux.

#entredeux     #ParisTunis    #ACT01    #miroir      #lien    @leseuil_s

 

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05/03/2012

L'écho disparaît

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02/03/2012

Le derviche tourneur

Sur #CARNET @RHIZOME66 sont répertoriés, au fur et à mesure, les tweets de @rhizome66 émis depuis le Musée Guimet.

 


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24/01/2012

Psychotopologie

Si la TAZ est un campement nomade, alors le Web est le pourvoyeur des chants épiques, des généalogies et des légendes de la tribu; il a en mémoire les routes secrètes des caravanes et les chemins d'embuscade qui assurent la fluidité de l'économie tribale; il contient même certaines des routes à suivre et certains rêves qui seront vécus comme autant de signes et d'augures.

Hakim Bey

Tramage d'éléments

Cimetière marin de Mahdia : Eccéité(s)


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21/01/2012

Cimetière marin de Mahdia : Eccéité(s)

Depuis Google maps, semblable à un haut du ciel, les regards et les pensées de Ridha Dhib, Souad Mani et Sonia Makhlouf se sont croisés sur un point du globe, celui du cimetière marin de Mahdia.
Ce monde des pierres, du silence, de l’entre vie et mort ne peut que saisir le créateur épidermiquement, viscéralement, non par l’esprit mais par le corps et la chair. Cet espace comme accroché au ciel,prêt à prendre le large, si solidement enraciné dans la terre incite le «navigateur» à en explorer sa morphologie spatiale et à saisir l’âme et la mémoire de ses vestiges et de ses tombes. 

 

land art, lignes cimetière marin, Mahdia,


« Ici », dans « l’ailleurs » cybernétique nous avons fixé les dates de nos explorations : Les 11 12 et 13 Janvier 2012 nous avons arpenté l’espace du cimetière. Durant ces trois jours suspendus dans le temps nous sommes entrés en connexion avec ce monde si singulier ou les repères du temps, de l’espace, de la mort et de la vie sont abolis. 
Notre passage au dur a généré des expérimentations, des couleurs, des lignes, des reflets, des éléments, des temps, des plateaux, des intensités et des devenirs. 
Notre confrontation au cimetière a contribué à l’alimentation de sa cartographie . Vu de « haut » les cendres de nos essences sont désormais visibles, cet espace portera la trace de notre passage: nos ecceiétes.

Sonia Makhlouf, Souad ManiRidha Dhib



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01/01/2012

Etre à l'heure du monde

Google Deleuze Monde Facebook, heure,Devenir tout le monde, c'est faire monde, faire un monde. A force d'éliminer,on n'est plus qu'une ligne abstraite, ou bien une pièce de puzzle en elle-même abstraite. Et c'est en conjugant, en continuant avec d'autres lignes, d'autres pièces qu'on fait un monde, qui pourrait recouvrir le premier, comme en transparence. L'élégance animale, le poisson-camoufleur, le clandestin : il est parcouru de lignes abstraites qui ne ressemblent à rien, et qui ne suivent même pas ses divisions organiques ; mais ainsi désorganisé, désarticulé, il fait monde avec les lignes d'un rocher, du sable et des plantes, pour devenir imperceptible. Le poisson est comme le peintre poète chinois : ni imitatif ni structural, mais cosmique. François Cheng montre que le poète ne poursuit pas la ressemblance, pas plus qu'il ne calcule des «proportions géométriques». Il retient, il extrait seulement les lignes et les mouvements essentiels de la nature, il ne procède qu'avec des «traits» continués ou surimposés. C'est en ce sens que devenir le monde, faire du monde un devenir, c'est faire monde, c'est faire un monde, des mondes, c'est-à-dire trouver ses voisinages et ses zones d'indiscernabilité. Le Cosmos comme machine abstraite, et chaque monde comme agencement concret qui l'effectue. Se réduire à une ou plusieurs lignes abstraites qui vont se continuer et se conjuguer avec d'autres, pour produire immédiatement, directement, un monde, dans lequel c'est le monde qui devient, on devient tout le monde. Que l'écriture soit comme la ligne du dessin-poème chinois, c'était le rêve de Kérouac, ou déjà celui de Virginia Woolf. Elle dit qu'il faut « saturer chaque atome », et pour cela éliminer, éliminer tout ce qui est ressemblance et analogie, mais aussi « tout mettre » : éliminer tout ce qui excède le moment mais mettre tout ce qu'il inclut - et le moment n'est pas l'instantané, c'est l'heccéité, dans laquelle on se glisse, et qui se glisse dans d'autres heccéités par transparence. 

Etre à l'heure du monde.

MILLE PLATEAUX, GILLES DELEUZE et FÉLIX GUATTARI 

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26/09/2011

TAZ(s) en Nuit Blanche

 

Air'TAZ(s) 4

Taz, Nuit Blanche, rhizome, psychotopologie ,

En contrepoint de la Nuit Blanche officielle, le collectif FaireRhizome investit pour quelques heures un territoire urbain et y déploie sur un des nombreux poumons de la ville ses lignes sauvages et ses corps.

 

"La TAZ est comme une insurrection sans engagement direct contre l'État, une opération de guérilla qui libère une zone (de terrain, de temps, d'imagination) puis se dissout, avant que l'État ne l'écrase, pour se reformer ailleurs dans le temps ou l'espace. Puisque l'État est davantage concerné par la Simulation que par la substance, la TAZ peut « occuper » ces zones clandestinement et poursuivre en paix relative ses objectifs festifs pendant quelque temps." Hakim Bey

TAZ(s) en Nuit Blanche

 

Tramage : Ridha Dhib

Performance : Elisabeth Celle et Geneviève Cron

Samedi 1er octobre 2011 à Châtelet : RDV devant la grille d'aération 5, rue St Denis 75001

Première intervention à 21 h ; deuxième à 23 h.

 

De cette action, il ne restera rien !

Les traces seront les vôtres et les nôtres.

 

Ce sont aussi vos regards, qui attesteront ou pas de la réalité de cette performance.

Si vous souhaitez participer à cette action, nous vous invitons à prendre des

photos, vidéos, du son... puis à les publier sur la page Facebook qui lui est dédiée.

Vos documents seront les témoignages des différents points de vue de ce moment. 

Deux possibilités s'offrent à vous :

1 - les publier directement sur le mur de la page Facebook TAZ(s) :

http://www.facebook.com/extazs

 

2 - les envoyer à cette adresse mail :

grus9mounty@m.facebook.com

D'où ils seront automatiquement publiés sur le mur de la page TAZ(s)

 

Merci pour votre participation

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