17.04.2008
PERFOZOME
Performance rhizomatique entre une musicienne, un plasticien, une vidéaste et trois danseurs.
La vidéaste saisit l'image de la musicienne qui joue et la projette sur la membrane que le plasticien trame en direct comme piège à lumière. Par là même, l'image échappe à la surface pour prendre corps dans un bloc espace.
Les danseurs improvisent dans la matière/lignes plastique, sonore et lumineuse.
C'est une opération de production, de capture et de redistribution où les signes gagnent en autonomie vis-à-vis de leurs producteurs.
Rhizome de signes hétérogènes.
Rosine Feferman : la musicienne contrebassiste
Ridha Dhib : le plasticien
Vera Zahorodni : la vidéaste
Elisabeth Celle, Julie Gasnier, Philippe Mensah : les trois danseurs de la Cie Kivitasku.
Vendredi 2 mai et samedi 3 mai à 20h30 sous le chapiteau d'Adrienne
62, rue René-Binet, 75018 Paris € Métro : Porte de Clignancourt, Porte de St Ouen.
Bus 60,95,PC3 (Pte Montmartre)
Station Vélib devant le chapiteau
Entrée Libre
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18.03.2008
LES PETITES PERCEPTIONS
Les « petites perceptions » : exemple du bruit de la mer
Pour entendre ce bruit, comme l'on fait, il faut bien qu'on entende les parties qui composent ce tout, c'est-à-dire le bruit de chaque vague, quoique chacun de ces petits bruits ne se fasse connaître que dans l'assemblage confus de tous les autres ensemble, et qu'il ne se remarquerait pas si cette vague qui le fait était seule. Car il faut qu'on soit affecté un peu par le mouvement de cette vague et qu'on ait quelque perception de chacun de ces bruits, quelque petits qu'ils soient ; autrement on n'aurait pas celle de cent mille vagues, puisque cent mille riens ne sauraient faire quelque chose. D'ailleurs on ne dort jamais si profondément qu'on n'ait quelque sentiment faible et confus ; et on ne serait jamais éveillé par le plus grand bruit du monde, si on n'avait quelque perception de son commencement, qui est petit ; comme on ne romprait jamais une corde par le plus grand effort du monde, si elle n'était pas tendue et allongée un peu par de moindres efforts, quoique cette petite extension qu'ils font ne paraisse jamais.
Ces petites perceptions sont donc de plus grande efficacité qu'on ne pense. Ce sont elles qui forment ce je ne sais quoi, ces goûts, ces images des qualités des sens, claires dans l'assemblage, mais confuses dans les parties ; ces impressions que les corps qui nous environnent font sur nous et qui enveloppent l'infini ; cette liaison que chaque être a avec tout le reste de l'univers. On peut même dire qu'en conséquence de ces petites perceptions le présent est plein de l'avenir et chargé du passé.
Leibniz, Nouveaux Essais. Avant-propos (1704).
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16.02.2008
Journal Japon suite...
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