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  • A propos de La ligne se lève : « Sur le vide »

    « Le vide-plein n'est pas seulement une opposition de forme, ni un procédé pour créer la profondeur dans l'espace. En face du plein, le vide constitue une entité vivante. Ressort de toutes choses, il intervient à l'intérieur même du plein, en y insufflant les souffles vitaux. Son action a pour conséquence de rompre le développement unidimensionnel, de susciter la transformation interne et d'entraîner le mouvement circulaire. »
    F. Cheng - Vide et plein

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  • L'art à l'état gazeux

    "On pourra regretter que le temps n'ait plus assez de forme, plus assez de style, plus assez de projet, plus assez de Gestalt, aurait dit Hegel, pour se saisir de manière solide et sculptée dans des œuvres d'art plus pérennes que l'airain. De quoi se plaindrait-on pourtant quand on voit que cette situation fluide et gazeuse est seulement la contrepartie du triomphe de l'esthétique ? De quoi pourrait-on se plaindre quand le monde est devenu tout entier si beau ? Il n'y a plus d'œuvres mais la beauté est illimitée et notre bonheur en elle s'illimite telle une fumée..." Yves Michaut, L'Art à l'état gazeux.

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  • Faire rhizome I

    rhizome, ridha dhib, lignes, peinture, pieds,

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  • Ligne tressée sur elle-même

    A travers son empreinte, la ligne inscrit le temps sur le plan et reçoit l'espace en retour. Elle englobe, enroule, spirale, tourne, vrille, croise, glisse et trace la profondeur du volume sur elle-même.
    La ligne-matière appuie sa trajectoire sur le plan mouvant, support éphémère, qui disparaîtra pour la laisser dialoguer avec le vide. C'est la trajectoire de la ligne nomade selon ses vitesses propres qui motive les ruptures, les arrêts, les accidents en temps réel. Son chemin infini et non déterminé parcourt l'espace multidimensionnel.
    Le plan imprime sa topographie à la ligne : relief, configuration, nivellement... Il porte et se dérobe.
    Portée, supportée, déportée, sous l'emprise de la gravité, la ligne accède à l'autonomie, devient son propre support et crée un espace intensif, haptique, ouvert, hétérogène et imprévisible.
    Sable mouvant, tassé, absorbant, adhérent et non adhérent, glissant, granuleux, lisse, strié, le plan s'offre en variétés de textures et de relief au mouvement pur de la ligne matière. Il se laisse pénétrer, transformer et contaminer. Dimensionnel, il existe avant tout et il "est agit". Il répond à la ligne par sa topographie et elle lui imprime par son corps-matière un devenir. Succession de déformations, distorsions continues, contiguës et mutuelles entre ligne et plan qui s'interpénètrent, se nourrissent, se contaminent. Rencontres, mutation, synergie. Interaction.
    Puis le plan matrice disparaît : la topographie de l'espace devient exclusivement et uniquement picturale.
    Zaïat

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